Cercle Généalogique de la Drôme des Collines

recherches généalogiques

 

prestations de serments entre 1790 et 1870

serment reynaudfichier pdf Installation et prestations de serments pour les officiers municipaux ( à télécharger)

les régimes se suivent..les serments s’adaptent !!!

Dans : archives de l'Ancien Régime,histoire locale
Par cgdc
Le 23 novembre 2016
A 22 h 29 min
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les électeurs du district de Romans en 1791

fichier pdf Les élections primaires dans les cantons du district de Romans en 1791électeurs 1791 1792 (10)

le document ci joint (doc pdf à télécharger) présente la liste des 77 grands électeurs du district de Romans en 1791.

Dans : histoire locale
Par cgdc
Le 21 mars 2015
A 22 h 28 min
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la Marianne de messidor an 10 à Hauterives

marianne détailfichier pdf La première marianne

le document sous format pdf ci joint ( à télécharger) relate le choix de la première Marianne vivante donnée en exemple au peuple en messidor an 10 à Hauterives.

Dans : histoire locale
Par cgdc
Le
A 22 h 23 min
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la société populaire de Hauterives – 1793

 

fichier pdf Société Populaire de Hauterives  (document sous format pdf à télécharger).

Les premières sociétés populaires apparaissent en 1789, dans les principales villes de France et se multiplient un peu partout par la suite. À partir de juin 1793, les sociétés sont épurées et deviennent quasiment obligatoires et révolutionnaires. Dans chaque ville, une société populaire assure de concert avec les municipalités et les comités de surveillance la bonne application des lois et se doit de dénoncer les contre-révolutionnaires.

A Hauterives, la Société Populaire est installée le 17 novembre 1793 (an 2). Son objet et sa composition sont  précisés dans un règlement liminaire de 12 articles, dont les premiers écartent toute ambigüité :

 art 1 : une société populaire est la réunion paisible  et sans armes de tous les bons citoyens pour s’éclairer mutuellement sur tous les moyens de propager le patriotisme, découvrir et déjouer les complots des malveillants, et dénoncer aux autorités constituées ceux qui sont rebelles aux décrets ou suspects.

art 3 et 4 : seront inscrits en premier lieu les pères qui ont envoyé leurs enfants combattre les ennemis de la patrie, et ensuite ceux qui ont fait des sacrifices pécuniaires pour la patrie ….

liste des habitants inscrits.

(article paru dans la revue Collines 92)

Dans : histoire locale,Revue Collines
Par cgdc
Le 26 janvier 2015
A 22 h 42 min
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le château de l’Arthaudière et ses seigneurs

DSCF7091Le château de l’Arthaudière

le document word ci dessus présente une brève histoire du château de l ‘Arthaudière et de ses seigneurs.

cet article a été rédigé par l’association « les amis du château de l’Arthaudière », association qui a accueilli le cercle lors de sa sortie annuelle du 15 juin 2013.

Dans : histoire locale
Par cgdc
Le 24 mai 2014
A 22 h 25 min
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Bref historique de la fin de l’Empire Romain au Dauphiné

Bref historique de la fin de l’Empire Romain au Dauphiné

Les INVASIONS

  La période dite de la Paix romaine finit par l’anarchie militaire et les incursions germaniques des Allamans 269, 275-276. Puis une tranquillité jusqu’en 355, rétablit la puissance des villes de Valence, Vienne, Die, et Trois-Châteaux. Des Bagaudes, paysans gaulois révoltés battent les campagnes et brigandent vers 400. Des usurpateurs briguent la couronne impériale. Les Légions bretonnes proclament empereur Constantin III en 408 qui s’enferme dans Valence cerné par les troupes légitimes qui ne peuvent le prendre. Il sera tué en Arles en 411. L’armée rentre en Italie avec un riche butin, mais les montagnards insurgés confisquent celui-ci. Deux autres généraux Jovin et Sébastien font de même en 413 mais Valence est alors pris et détruit par le wisigoth Astaulphe qui envoit les têtes des renégats à l’empereur Honorius.

  Des bandes de Vandales descendent du Nord en 407, puis de Wisigoths 413, et des Alains en 441. Ceux-ci se partagent les campagnes désertifiées du Valentinois et expulsent les voisins, mais ils seront eux-mêmes exterminés en 460. De cette insécurité restent les remparts très vite élevés en détruisant les faubourgs (Die, Valence).

 Les BURGONDES

  La fin de l’empire romain avant 500 va laisser 500 ans de nombreuses et éphémères appartenances. Les Burgondes, (seulement quelques dizaines de milliers de géants roux) venus de La Baltique se fixer sur les rives du Rhin, se font battre par les Huns. S’alliant aux Romains ils s’installent dans le bassin du haut Rhône en Savoie en 443 pour surveiller les Alpes et descendent peu à peu vers la Durance en 460. Assez pacifiques, ils s’installent notamment à Die (463) et pratiquent un christianisme arien (sans Jésus) et enterrent leurs morts dans des tombes formées de pierres plates ou lauzes. Leur royaume comprenait les pays appelés ensuite Bourgogne, Bresse, Bugey, une partie de la Savoie et de la Suisse. Ils sont réputés humains, bons, pacifiques et hospitaliers. Leurs démêlés entre leur roi Gondebaud et son frère Godegisel et leurs enfants les affaiblissent, les évêques réagissent en 517, les Francs, petits-fils de Clovis, les anéantissent en 534.

   L’insécurité de l’époque a permis la conservation d’un grand nombre de trésors importants enfouis (Mours 1000 monnaies, Chatuzange 12 000 monnaies, Clérieux 10 kg de monnaies et bijoux, etc.).

 OSTROGOTHS et FRANCS

  Théodorich, roi des Ostrogoths d’Italie nous occupe alors. Mais les Francs envahissent tout le Sud-Est et leur chef Clotaire s’adjuge les cités de Valence, Grenoble et Die. Les Mérovingiens puis les Carolingiens vont nous dominer 200 ans. C’est la période la plus obscure de notre histoire.  Le royaume Franc comprend l’Austrasie, la Francie et la Neustrie, il s’étend de la Loire au Rhin. Clovis s’était fait reconnaître et soutenir par l’Eglise en se baptisant lui-même et en faisant baptiser tous ses soldats et tous ses fonctionnaires. Il soumet l’Aquitaine et l’Allemanie. Ses petits enfants y ajoutent la Bavière, la Rhétie, la Burgondie et la Provence.

 L’Eglise est la seule puissance stable, renforcée par la formation de grands ordres religieux et de monastères. Chaque monastère est souvent l’origine d’une paroisse. Le testament d’Abbon en 739 cite les quatre classes sociales existantes alors :

- les hommes libres,

- les affranchis (en partie libres),

- les colons (ou fermiers),

- les serfs (serviteurs non libres).

 Les SARRASINS et CHARLES-MARTEL

  Les Sarrasins tiennent tout le Languedoc et l’Espagne, et dépassent alors le Rhône. Avec l’appui de toute la chrétienté, Charles Martel vient peu après la célèbre victoire de Poitiers (732) dans la vallée du Rhône pour en chasser les Sarrasins (ou peut-être pour mater les Provençaux trop autonomistes) de 733 à 739 avec son armée éduenne (d’Autun). Les chefs militaires sont payés par les terres confisquées ou libérées dont ils sont nommés gouverneurs ou comtes (à titre précaire), y compris les terres d’églises. Il accapare tout le royaume pour ses fils (sans en être roi).

 Pépin le Bref, fils de Charles-Martel regagne l’appui de l’Eglise en faisant indemniser celle-ci par la création du cens, impôt payé par l’occupant sur la base d’un sou d’or par manse (propriété rurale avec ses terres), avec retour ou reconduction. C’est le début du système féodal.

  Les Maures (barbaresques et espagnols) sont installés sur la côte (des Maures), passant de la piraterie sur mer aux rais ou razzias dans montagnes et vallées. Peu nombreux, ils opèrent par surprise, tuant et dévastant abbayes et communautés. (Combeaux en Diois 735). En 849 le concile de Valence leur attribue encore la désertification du pays. Ils seront complètement réduits à La Garde-Freinet en 973. Beaucoup de légendes locales, grottes, constructions et hypothétiques trésors gardent à tort ou raison pour thème les Sarrasins ou Maures.Le partage de l’Empire de CHARLEMAGNE

  Charlemagne fils de Pépin est couronné empereur à Rome par le pape en 800 et meurt en 814. Louis le Débonnaire ou le Pieux doit lutter contre ses fils. Barnard, archevêque de Vienne joue un rôle important dans ces luttes politico-familliales. Louis est déposé, Lothaire proclamé empereur puis son père est réhabilité. Lothaire aidé de Barnard (1) se réfugie en Viennois. Après la mort de Louis en 840, le traité de Verdun partage l’Empire de Charlemagne en 843 et nous sommes dans le lot de Lothaire qui y installe comme gouverneur Gérard de ROUSSILLON, (nom sans rapport avec la commune de Roussillon 38 ou la famille Roussillon-Annonay, qui n’existait pas encore), héros des romans de chevalerie. Son frère Charles le Chauve est roi de France, Louis est le Germanique. 

 Le lot immense de Lothaire avec titre d’empereur des Romains comprend toutes les provinces entre Rhône, Saône, Meuse, Escaut à l’ouest du Rhin et les Alpes à l’est, avec le Viennois, le Lyonnais et la Provence jusqu’à la Méditerranée.

 Le partage de Verdun en 843 :

L’Occidentalis (A gauche) est attribué à Charles le Chauve,

La Média  (Au centre, plus foncée ) à Lothaire.

L’Orientalis (A droite) à Louis Le Germanique.

 A la mort de Lothaire en 855 ses trois fils se partagent les biens. Louis II obtient l’Italie et le titre d’empereur ; Lothaire II reçoit la Lorraine et Charles Le Jeune reçoit la Provence et les territoires entre Rhône, Alpes et Méditerranée, compris Lyonnais, Viennois, Vivarais et Uzège. Les partages sont anarchiques, ils n’ont pas de réalité géographique, seuls les revenus sont pris alors en compte.

  Charles le Jeune, roi de PROVENCE (ou plus exactement de BOURGOGNE-PROVENCE) fait sa résidence royale au château de Mantaille. Il meurt sans enfants d’une crise d’épilepsie et ses frères se partagent en 863 ses terres. Lothaire II obtient à l’amiable le Vivarais, le Viennois et le Lyonnais. Louis II aidé par le pape prend la Provence.

  Charles Le Chauve, alors en guerre en Bretagne et mis devant ce fait accompli, accepte cet accord et donne à Lothaire II le duché de Lyonnais. Lyon perd le titre de ville principale pour Vienne, antique capitale burgonde. Le comte Girard, oncle de Charles Le Jeune reçoit la moitié de son royaume devenant duc de VIENNOIS et l’administre pour Lothaire II toujours absent.

  Lothaire II meurt en 869, les frères ennemis se partagent ses biens en 870. Charles Le Chauve son oncle obtient les Dauphiné, Lyonnais, une grande part de la Bourgogne, Liégeois et Brabant. Louis le Germanique récupère les provinces germaniques en Alsace, Lorraine, et Rhin. Charles le Chauve doit assiéger 4 mois Vienne défendu par Berthe épouse du comte Girard.

  Boson, fils de Beuves (ou Bouin), comte en ARDENNES, neveu par alliance de Lothaire II, beau-frère de Charles Le Chauve en 870, remplace le comte Girard.

Le roi BOSON et LOUIS l’AVEUGLE

 Boson comte de VIENNE, d’ARLES et PROVENCE, chambellan du roi Charles-le-Chauve le pousse vers l’Italie qui y meurt en 877, et en est récompensé par le duché de LOMBARDIE (ou PAVIE) avec pouvoirs royaux en 876. Boson se débarrasse de sa femme et épouse en 877 Ermengarde, la fille du roi Louis II. Soutenu par le pape, il évince son neveu Louis Le Bègue.

  Otramne, archevêque de Vienne, alors primat des Gaules, vicaire apostolique des sept provinces, convoquait deux fois par an au printemps et à l’automne, en assemblée ou synode prélats et seigneurs.

  A Mantaille le 15 octobre 879, il réunit les évêques de la Bourgogne cisjurane (soit la Provence, Comtat, Dauphiné, Bugey, Bresse, partie de Languedoc entre Loire et Rhône, parties propres de Bourgogne). Il y a là

 6 archevêques et 17 (ou 21) évêques auxquels s’ajoutent quelques seigneurs provençaux et provinces voisines convoqués par Boson. A ce synode nous trouvons les archevêques : Otramne président (Vienne), Aurélien (Lyon), Rostaing (Arles), Théodoric (Besançon), Eustorge (Tours) ; les évêques : Rathbert (Valence) frère de Boson, Bernaire (Grenoble), Hémicon (Die), Biracon (Gap) ; etc.

  L’Assemblée, peut-être par réaction contre les Carolingiens et aussi parce qu’ils sont les vrais chefs de la population, discute de la faiblesse de Louis-le-Bègue qui vient de mourir, sur la jeunesse de ses deux fils Louis III et Carloman, et décide à l’unanimité qu’un seul homme est assez puissant pour gouverner : Boson, comte de VIENNE, gouverneur de Viennois, beau-frère de Charles-le-Chauve, gendre de l’empereur Louis II d’ITALIE. Il est élu et proclamé roi de PROVENCE ou roi d’ARLES (Franche-comté et Provence). Hypocritement Boson se déclarera indigne de cet honneur et de ces responsabilités, puis, comme c’est pour Dieu et son Eglise, il obéit, se plie et soumet.

  Menacés par les Sarrasins et Normands, les évêques du Sud-Est acceptent très bien ce nouveau roi qui est sur place, de même lignée des comtes et prélats donc solidaires aristocratiquement.

  Le pape Jean VIII, malgré les bonnes relations précédentes avec Boson, est tenu de soutenir l’empire carolingien unique, refuse d’entériner cette élection.

  Les rois francs Louis, Carloman, Charles-le-Gros fils de Louis-le-Germanique marchent contre Bozon, prennent Mâcon, Lyon, assiègent Vienne qui tombe en 882. Boson ne règne que 8 ans en récompensant largement les évêques amis et en se défendant des attaques des fils de Louis Le Bègue et de son propre frère Richard qui l’assiège à Vienne en 880, il parvient à s’enfuir au Puy-Boson dans les Montagnes (Peut être en Trièves, d’autres disent à Peyrins ?)Carloman meurt. Boson peut régner librement. Il meurt en 887, et est inhumé à Vienne. (Une copie du XIIIe siècle de son épitaphe est à St-Maurice de Vienne, chapelle des Fonts baptismaux).   

  Ce nouveau royaume durera jusqu’en 1033. Il s’étend sur tout le Sud-Est de Lyon à Arles y compris les vallées alpines, soit à peu près les archevêchés d’Arles, Aix, Vienne, Lyon (moins Langres), Besançon, Tarentaise (moins Aoste et Sion).

 Le fils de Boson, Louis lui succède, il n’a que 5 ans, et sa mère régente le fait adopter par l’empereur Charles Le Gros et le fait désigner roi au concile de Valence en 890. Il sera couronné en 901 par le pape. Prit d’ambition il s’empare du royaume de Bérenger de FRIOUL et se fait sacrer empereur à Rome par le pape Boniface IV. Bérenger arrive à le capturer à Vérone en 905 et lui fait brûler les yeux et le renvoie à son royaume rhodanien. LouisIII-l’Aveugle vivra à Vienne et mourra 24 ans après en 929. Il avait donné à l’évêque de Valence en 912 les villas de Soyans et de Saou. Le pouvoir réel était au régent Hugues d’ARLES, duc et marquis de PROVENCE dès 905, son cousin. 

Le ROYAUME de BOURGOGNE

  Hugues d’ARLES essaie de lui succéder puis partant en Italie il cède ses droits en 930 au roi de BOURGOGNE Rodolphe II (2). Les provinces futures de Dauphiné, de Savoie et de Provence étaient ce royaume.

  Conrad le Pacifique succède à son père Rodolphe II en 937. L’empereur germanique Othon le protège et approuve la réunion de la Provence à la Bourgogne en 948. Conrad vivra pratiquement toujours en Suisse romande, marié à Mathilde, dotée de Lyon. Il meurt à Vienne en 993. Son fils Rodolphe III est déjà appelé de son vivant Le Fainéant, ce qui est peut être exagéré. Le royaume très affaibli déjà par le passage des Saxons puis des Lombards, puis des Sarrasins, puis des Danois dit Normands ou Vikings remontant le Rhône et battus à Valence par le comte Gérard en 860. Ils avaient déjà détruit le récent monastère de St-Barnard de Romans. Des Sarrasins ou Maures reviennent puis les Hongrois déferleront en 937.

  Le Viennois était découpé vers 900 en une dizaine d’archiprêtrés, la partie St-Vallier-Romans étant appelée Octavéon, comté éphémère non héréditaire.

  A l’oppidum, points de retraite plus ou moins barrés de murs ou levées (barris) succèdent une multitude de mottes, ou châtelards, monticules artificiels ou naturels aménagés, barrés ou ceints d’un fossé, surmonté d’une tour de bois ou de pisé sont des asiles élémentaires contre les bandes de brigands. Les mottes datent du Xe ou XIe siècles, elles sont très nombreuses sur nos collines, quelquefois à très peu de distance l’une de l’autre, chaque communauté se privilégiant son lieu de retraite au plus près. On estime qu’une motte avec son fossé, ses levées et son donjon et palissades de bois peut être construite par 100 hommes en moins de deux mois. Certaines ont conservé la tour unique rebâtie en pierres au XIIe siècle. (Albon, Ratières, Mercurol, Montmiral, Châtillon, Peyrins, etc.). Certaines mottes ont été aménagées en châteaux forts dont il ne reste aujourd’hui que la chapelle castrale parce que plus ou moins entretenue. Ces retranchements ont servi quelquefois encore jusqu’aux guerres religieuses où la plupart sont ensuite abattus par Louis XIII pour ne pouvoir plus servir à des groupuscules. La Révolution et l’Empire achèveront les ruines, le pouvoir pour la même raison, le peuple par réaction, et l’expansion démographique y trouva aussi des matériaux pour construire les maisons ou emblayer les chemins.

La peur de L’An 1000

  Peu avant 992, une superstition se justifiant sur le fait que l’Annonciation tombait le vendredi saint, on était certain que ce serait la fin du monde. Un très grand nombre de donations aux évêques, abbés, églises, monastères, ont lieu pour racheter les péchés – tout en gardant l’usufruit. Elles causeront des successions difficiles. Est-ce cela qui créa aussi cette période de violence ? Puis 992 passa, mais la crainte reste, au concile de 995 on l’annonce encore. Le résultat est le grand nombre de fils de famille, qui sans biens se retirent dans les monastères nouveaux possesseurs des terres de leurs ancêtres, ou bien qui se rendent au service des seigneurs, familles montantes, comme de simples intendants ou officiers.

 L’EMPIRE  germanique

  Sans postérité de ses deux mariages, Rodolphe III dernier roi (993-1032), envoie à l’empereur Henri II (neveu) la lance et l’épée de Saint-Maurice, symboles de son pouvoir, puis à son successeur Conrad Le Salique en 1026 et abdique en 1027. Nous passons sous la suzeraineté nominale des empereurs germaniques. Rodolphe III meurt en 1032. L’empereur Conrad est couronné roi d’Arles et Vienne en 1033. Les rives du Rhône ont gardé les noms d’EMPI et de RYAUME, empire germanique pour la rive gauche et royaume de France pour la rive droite.

  Cette dépendance de l’Empire germanique allait former trois Etats féodaux : Provence, Savoie, Dauphiné.

  Le pouvoir réel est tenu par les évêques-comtes, les comtes et les grands seigneurs. Des nombreuses donations de Rodolphe III et de sa seconde femme Ermengarde avaient été faites à l’Eglise et à son demi-frère l’archevêque de Vienne Burkard (ou Bouchard).

FORMATION du DAUPHINÉ

  Bouchard conserve Vienne et remet à ses parents, pour les maintenir militairement, le nord à Humbert aux Blanches-Mains, son beau-frère, comte de MAURIENNE et connétable de Rodolphe III, ce qui deviendra plus tard la Savoie, et le sud à Guigues de VION ou d’ALBON, son parent, ce qui deviendra ensuite le Dauphiné. Ce dernier reçoit de l’empereur Henri III le Briançonnais. Il s’appro-priera de nombreuses terres de l’évêché de Grenoble que Izarn avait reconquis sur les Sarrasins et si difficilement repeuplé en donnant châteaux et terres à cultiver à des nobles et gens de petites conditions quelquefois venus de très loin. Les contestations jugées par le pape Pascal II à Lyon s’éteignent par des échanges de terres entre les évêchés de Vienne et Grenoble, chacun récupérant ses terres adjacentes et se partageant le Sermorens chacun recevant onze châteaux (3) en 1107. L’évêque de Grenoble recouvre le territoire entre les rivières Bourne et Isère et de plus en dédommagement St-Donat et son territoire, meubles et immeubles, bien qu’enclave isolée en terre viennoise.

   Alliés souvent, les DAUPHINS et les SAVOIE seront souvent en guerre à cause de leurs limites et de leurs très nombreuses enclaves. Le territoire du Dauphiné se stabilisera aux départements d’aujourd’hui : Isère, Hautes-Alpes et Drôme, puis sera acquis en 1349 par la France.

  Une multitude de nobles avaient accaparé à titre héréditaire fiefs et honneurs. Nous y trouverons les familles des ADHÉMAR, POITIERS, ALLEMAN, BARDONNESCHE, BEAUMONT, BÉRENGER de SASSENAGE, BRESSIEUX, CLÉRIEUX, BOCSOZEL, CHASTELARD, CLERMONT, MONTEYNARD, MÉ_VOUILLON, MONTAUBAN, TOUR du PIN, VIRIEU, et d’autres, dont chacune a bien sûr sa propre histoire.

article paru dans la revue Collines n° 35 sous la plume de Denys Faure

Dans : histoire locale
Par cgdc
Le 24 novembre 2012
A 22 h 49 min
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